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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 17:13
Peut-être... mais en tout cas ce qui est sur, c'est que une bonne plage, un bon soleil et de l'air frais: ca fait du bien!
Alors on est tous partis en escapade d'un week end dans le sud de l'île. Quittée, notre grosse et informe capitale du nord... A nous les longues plages de sable fin, l'océan pacifique et les palmiers (même s'il s'est avéré qu'il y a plus de palmiers à Taipei que là bas).
Il y a deux semaines, toute la jeunesse "branchée" (et aisée) de Taipei s'est retrouvée à Kending, ville la plus au sud de l'île, pour le grand festival de musique de l'année: "springscream". Une sorte de springbreak a la taiwanaise.
on a donc pris nos sacs a dos, nos maillots de bain, nos lunettes noires, un avion et un bus, et on se retrouvait finalement sur la plage. ahhhh la plage...
Pas même à 3 minutes de l'hotel, avec de la place, propre... et la mer...bleue...chaude...propre...
C'est pas beau la vie?
A l'arrivée, du festival de musique qui nous servait de prétexte, nous n'avons rien vu. Les gens que l'on rencontrait nous disaient que ca je valait pas vraiment le coup. Et honnêtement, nos trois jours, on a préféré es passe entre la polage, la seule rue de la ville, transformée en marché géant et la plage.
Beaucoup se sont transformées en écrevisse a cause du soleil. j'arbore un bronzage multifacette. mon dos est blanc en haut, rouge en bas. mas jambes balnches devant, rouges derrière. j'ai le look. Mais au moins je ne pèle pas cmme d'autres, qui se transforment en monstres alors que des parties entières de leurs visages s'en vont...
Ce week end à kending donc, c'était un petit bout de rêve. Meme si l'on partageait une chambre sas fenêtre ou clim à 11,si la bouffe était chère, c'était du bonheur à haute dose.

C'était après tout la première foisde ma vieque je passais la nuit à danser sur la plage, sous une poluie de feux d'artifice qui aprtaient de partout et arrivaient bien trop près de nous pour que ce soit rassurant. inoubliable.
malheureusement, ce week end à Kending marqua aussi la mort de mon appareil photo qui périt dans un duel à mort avec un grain de sable.paix à son âme. et prions pour que je trouve la garantie...
en attendant, je n'ai meme aps de photos de nous à mettrepour cet article. mais je vous promets, on y était vraiment!
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 16:31
Tres longtemps deja sans donner de nouvelles... Je ne sais plus vraiment si je vous ai parlé de la visite de la famille. De toute facon c'est trop tard maintenant, je pense qu'ils ont deja tout raconté eux même à ceux que ca intéressait (ou n'intéressait pas mais étaient trop polis pour le dire...). donc en une photo, je vias clore le chapitre...
on n'est pas mignons?

 Bon, sinon, les autresnouvelles...
Laure, ma superbe, ma merveilleuse, mon adorable, mon incroyable, mon inimitable, mon incomparable, ma "very missed"  coloc nommée Laure va venir me rendre visite ce diamnche pour une durée de 10 tres attendus jours...
Me connaissant, je n'aurais pas e courage de vous ecrire quoique ce soit a ce sujet, mais je vous ^romets d'en profiter tout de même! le programme sera moins culturel que pour la venue de la famille. plus de plage, moins de temple; plus de shopping, moins de musée (bon, okay, j'en ai pas fait un seul depuis que je suis a Taiwan...).
 
la fin d'année approche, et malheureusement ,j'ai l'impression de n'avior jamais autant apprcié ma vie à Taiwan. Certes, je n'iplus mes cours de chinois adorés. Nouvelle prof, nouveaux camarades...rien de terrible, mais rien de vriament génial.
la plupart des amis qui me restent du premier semestre n'apprècient plus vriament leur séjour, qui disent-ils, traine en longueur, et ils tendent à se languir de ceux qui sont partis, et à ressasser sans cesse comme c'était mieux avant. ils deviennent de plusen plus français quoi...
Mais pas moi. J'ai un peu l'impression de les trahir, du mal à les comprendre, envie parfois de leur mettre une baffe pour leur ouvrir les yeux... Parceque moi, ce second semestre, je le kiiiiffffffe...
allez savoir pourquoi... PArceque moi aussi ils memanquent ces gens du premier semestre qui sotn partis. quelques uns d'entre eux en tout cas. et pourtant ca ne m'empeche pas d'apprècier les nouveaux venus et de m'intégrer a leur groupe.
En gros, je pense qu'on peut présenter l'organisation du dorm assez simplement: il y a le groupe des sinophones qui trainent dans le bureau tous les soirs pour regarder la télé, discutent et s'amusent sans arret. Il y a le groupe des nouveaux venus principalement européens, qui sortent, découvrent et apprennent le chinois tous ensemble le soir. Et il y a ceux qui restent dans leur chambre, souvent les anciens qui se languissent, et n'ont jamais vriament cherché a sympthiser avec les nouveaux.
Je devrais etre le troisième groupe. mais par la magie du hasard, le pouvoir d'attraction de ma coloc extravertie et ma petite expériencetaiwanaise (qui fait que l'on vient toujours me poser des questions sur taiwan, ou le chinois), j'ai fini âr me retrouver dans le second groupe. Et cela pour mon polus grand plaisir.
ils sot plus jeunes en général, plus stupides qu'au premier semestre, encore plus nuls que moi en chinois, mais ca fait du bien. C'est ainsi que je passe beaucoup de temps au milieu de neerlandais et d'allemens, de polonais et d'américains.
Eyt puis bien sur, il y a le petit groupe de francophones, qui s'élargit toujorus un peu plus au hasard des rencontres.


Honnetement, le changement se voit partout. le bureau des responsables du dorm est ouvert tous les soirs jusque tard dans la nuit (il nous arrive de rentrer à 4H du mat et de les trouver toujours entrain  de discuter...), la table commune est le plus souvent occupée par des etudiants ui travaillent/discutent ensemble, plutot qu'isolés dans leur chambre, le toit (pourtant officiellement interdit d'accés) s'est vu plus ou moins amménagé avec chaises, table et meme barbecue!

Dernier effet positif de ce renouveau de la vie sociale: il nous arrive frequemment d'aller au sport ensemble, se fatiguer unbon coup pour se donner bonne conscience avant d'aller diner...
Bref, tout va bien pour moi. Et au lieu de me lasser, je profite de plus en plus...
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 15:01
Encore une découverte acide dans les rayons des librairies. J'avais déja trouvé un livre en anglais qui dans sa deuxième de couverture comparait la France en 2007 face à sa minorité musulmane à celle de 1939 face à l'Allemagne nazie... Cette fois quand même, c'est plus soft, mais ça casse quand même du frenchie...
Ca ne commence pas spécialement mal d'ailleurs...20080210-905.jpg
mais pas bien loin plus loin, c'est une belle claque en pleine face...20080210-906.jpg(repérez la faute d'orthographe en français...)
dans les dents du petit français arrogant (je parle du français moyen, là, personne en particulier, je ne suis pas obsédée). Maintenant que j'y pense, j'aime bien l'idée d'élire "Sarko l'américain" pour combattre l'influence anglo-saxonne... Ceci dit, c'est vrai que ce n'est pas en l'écoutant parler anglais que l'on va progresser dans la langue de Ronald Macdonald...
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Published by Eugenie a taipei - dans moments de ma vie taïwanaise
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 14:54
Trouvé dans les rues de phnom penh...20080210-248.jpg
Ca par contre, on ne le trouvera pas de si tôt dans les rues de Taipei... à moins que la Chine ne nous attaque...
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 08:27
Vu dans les rues de Taipei (devant un bar)...20080210-907.jpg
N'ouvlions pas que l'histoire de Taiwan, c'est avant tout l'anti-communisme...
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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 08:07
J-2 avant l'arrivée de Dad et Grono... Et je me rends compte que je n'ai rien préparé... 
J-2 et je me rends compte que ça va être compliqué de caser ma vie présente et ma vie d'avant dans une même semaine.
Comment ne pas prendre la tasse en cours de chinois si je rate une semaine de cours pour voyager avec eux?
Comment garder ma place au sein du groupe d'amis fraichement construit si je passe une semaine loin du dorm?
Pourtant je prends le risque. Mettre sur pause ma vie quotidienne, le temps d'une semaine et me consacrer à mon rôle d'hotesse.
Ne le dites pas à mon père, mais je n'ai encore aucune idée de ce que l'on va bien pouvoir faire. De toute façon, me dis-je pour me déculpabiliser, ce n'est pas entre mes mains mais entre celles de la météo. aussi longtemps qu'il fera beau, on trouvera qqc à faire. 
Oui mais voila! La météo anoonce un temps de m****...
chienne de vie
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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 08:33

Depuis lundi, j'ai repris les cours de chinois... Enfin, j'ai plutôt envie de dire que j'ai commencé les cours de chinois. tellemetnt c'est différent...
Souvenez vous, il y a un mois, je pleurais la fin de mes cours de chinois; "cours", c'est vite dit. On était tous tombés d'accord pour appeler ça "home" plutôt que "class".
Malheuresement, je gardais l'espoir d'en retrouver quelques débris pour un nouveau trimestre. Espoirs déçus.
Vendredi matin (ok, après midi...), on allait vaillemment jusqu'au language center (trop loin, quoi... au mois 200 mètres!!!!) voir das quelle classe on nous avait placées, avec quelle prof, quelles nouveaux camarades...

Et là, c'est le drame... Devant le panneau tout en chinois, on cherche vaillament la cas indiquant "L.25" (comprendre, lesson25, notre niveau). Mais y'a pas. Bizarre. Alors on cherche nos noms... Ca prend du temps quand il n'y a pas d'ordre et surtout que ce sont nos noms chinois que l'on cherche. Finalement je me trouve, le dernier nom de la liste, évidemment. 
Et voila ue par la magie, taiwanaise, je me vois placée dans une classe d'un niveau largement supérieur au mien. Sept leçons plus haut. Quand à Björn, le seul survivant de notre ancien cours, il se voit replacé 6 leçons plus bas. Bien sur, pour ajouter au drame, la prof aussi a changé.
Après explications, il semble qu'ils n'avaient pas de classe à notre niveau et que par conséquent ils voulaient nous rabaisser de quelques leçons. Comme là aussi ils manquaient de place, ils ont décidé que je pouvais monter a la classe supérieurs.
Depuis, Bjorn a rejoint ma classe, et on survit tnt bien que mal dans notre nouvel environnement... Les autres éléves parlent terriblement bien et on se sent tout stupide quan on balbutie sur un mot tout simple. On étudie tous els jours, j'ai ingurgité pres de 200 caractères en trois jours. oublié à peu près 150 d'entre eux depuis...

De tout cela, ce qu'on peut dire c'est que c'est bon pour nous et notre chinois. Mais à chaque fois, il y a cepetit pincement au coeur, quand on pense à tous ceux qui ne sont plus là. quand on fait une blague que personne ne comprend...

mais ainsi va la vie

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 07:17

Un bon bout de temps déja sans donner de mes nouvelles sur ce blog. je sens qu'il est temps de remettre les pendules à l'heure...
Retour trois semaines en arrière:
 De retour du cambodge, j'ai survécu deux jours dans le calme, à profiter du temps qui passe et d'un emploi du temps libre; du silence dans les couloirs, des douches toujours libres; d'une chambre pour moi toute seule...
Ca ne pouvait pas durer.
par un beau jeudi matin, à 9 heures à peine du matin, je trouve sur le pas de ma porte une toute nouvelle coloc. les souvenirs sont assez flous, je dormais encore à moitié (au trois quarts plus tôt). tout ce dont je me souviens c'est qu'elle arrivait avec trois valises énormes et qu'elle parlait très fort... C'est marrant comme les premières impressions finissent toujours par prendre du plomb dans l'aile.
Je la pensais américaine, elle se révélait marrocaine. je pensais qu'on parlerait anglais, chinois même peut-être... On parle français en permanence... J'avais l'espoir de ne plus être la benjamine du groupe. Elle a 30 ans...
a l'arrivée, je vous présente ma nouvelle coloc, Lalla, marrocaine vivant aux US, parlant français, arabe, marocain, anglais, et depuis lundi, quatre ou cinq phrases de chinois:
20080226-051.jpgbesoin de préciser qu'elle est à gauche?

mais bien sur, un newbie n'arrive jamais seul. Et dans les heures qui ont suivi, j'ai vu débarquer tous les nouveaux venus... bruyamment, massivement...
C'était impressionnnat de les entendre, voir... tous excités, ne tenant pas en place, avec un millier de questions à la bouche... C'était un peu les invasions barbares dans notre calme et pacifique empire...
Sur nos petites vies tranquiles s'est déversée la folie des premiers jours. c'est juste que ce ne sont pas NOS premiers jours, mais les leurs...

Finalement le dorm est plein à craquer, les étudiants internationaux aussi nombreux qu'au premier semestre. Et surtout, beaucoup de francais! Dans l'histoire, ce n'est pas mon anglais, et surtout pas mon chinois qui va s'améliorer!

 

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 07:33

10 jours déja que je suis revenue à Taipei; et beaucoup de choses se sont passés. Après deux jours à peine de calme plat, le tourbillon des nouveaux venus a ramené le dorm à ses premières jeunesses, et c'est à nouveau la folie des nouveaux jours à Taiwan. Mais l'heure n'est pas à cela, avant de parler de maintenant et demain, j'aimerais revenir sur hier, sur avant, sur le Cambodge et mon expérience hors du commun. 

20080210-242.jpg
J'y suis restée une semaine, en compagnie d'Eva, mon amie de Sciences-po. Je suis aprtie le samedimatin. couchée à 2h du matin ("verre d'aieu" oblige) et levée à 4h"à, autant dire que je ne partais pas avec une reserve de sommeil. Aller à l'aéroport, pour une apprentie voyageuse comme moi, c'était toute une expédition. Attraper unt axi dans la nuit froide, lui expliquer que je veux prendre le bus à la gare, pour aller à l'aéroport. En chinois bien sur. Succés sur ce point. mais ensuite, la conversation s'engage, et à moins que le Cambodge ne soit très célébre pour son café, je crois que la compréhension respective fut assez limitée. mais succés quand même.
Arrivée à la gare, acheter un billet de bus. Rien de plus facile. Monter dans le bus, descendre au bon arrêt. rien de plus facile, puisque je descends au terminus. tout était tellement facile et sans accroc que je me retrouvais à l'aéroport 2h30 avant mon vol.  Pendant que j'attendais patiemment dans cet aéroport ou il ne se asse rien, le soleil se levait...

Dans l'avion, je me réjouis de comprendre l'angalis de shotesses de l'air, ce n'était pas le cas au mois d'aout. et je suis folle de joie lorsque je comprends quelques phrases en chinois.
Finalement, après 3heures et demi de vol et une demie heure de retard, je suis arrivée à phnom Penh, où, fidèle, m'attendait le Bambou.

Dés le départ, le ton était donné: soleil de plomb et motodop. les premières impressions sont persistentes.
20080210-239.jpg

les deux premiers jours, on les a passés à phnom Penh, à rencontrer d'autres volontaires francais, à se prélasser dans les cafés. la première soirée,  une fête était organisée pour le départ du'ne volontaire. Les étudiants ont chanté, mangé, dansé toute la soirée. Et moi j'ai pris mon cours d'initiation à la danse khmère. Les soirées Enfants du mékong sont bien différentes des nuits de Taipei, mais elles ont un charme simple etconfortable. Et pour une première soirée dans un nouveau pays, je n'aurais pu rêver mieux...
De phnom Penh, j'ai vu les marchés, le trafic impossible, la maison de Bambou...

lundi midi, on a quitté la capitale, pour se rendre à Siem Reap, ville du nord, connue pour sa proximité avec les célébrissimes temples. 6 heures de bus dont j'attendais le pire et qui en fin de compte furent tout à fait paisibles. On m'avait menti, les gens en sont pas tous malades, les sièges ne sont as terriblement indonfortable, et le karaoke, n'est en fait que des clips vidéos passés en boucle, mais personne ne change. que ceux qui se plaignent aillent à Taiwan et ils comprendront...
20080210-162.jpg

Sortir du bis, par contre, était plus épique. Survivre à la meute agressive des chaufferus de touktouk qui vous agitent devant les yeux les affiches de leur tarif, au risque de vous crever un oeuil  au passage, vous tourne autour en vous piétinant les pieds...
A siem reap, c'était la vie de chateau, une bonne dose de gastronomie francçaise, de croissants, de glaces et de steacks... 
Et puis bien sur, en journée, les temples... La raison pour laquelle des milliers de touristes se pressent dés le petit matin sur els routes de foret... pour nous, c'était méthode écolo: vélos loués un dollar la journée, nos jambes, nos bouteilles d'eau et en avant l'aventure. Sept temples en trois jours, pas mal de crampes au jambes et de mal aux fesses, mais à l'arrivée aussi, quelques centaines de photos et des souvenirs écrits à l'encre indélibile. Un dernier diner romantique aux chandelles, et l'on repartait, direction Battambang, vlle clame et paisible comparée à siem Reap, avant de revenir finalement à Phnom Penh.
20080210-151.jpg
le dernier soir, le Bambou m'a emmenée voir un autre petit bout de la culture khmère, à travers le théâtre d'ombre, un dernier petit morceau d'émerveillement, avant le départ.
Départ sous le soleil, arrivée à Taiwan sous la pluie, dans le froid et le noir. Nul doute, le Cambodge était loin derrière moi...20080210-881.jpg

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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 06:19

Lentement, je me fraie un passage dans la foule. A gauche, une vieille femme qui pleure dans les bras d'un homme plus jeune, et ma gorge se serre. 
Droit devant, des jeunes militaires en uniforme qui se donnent de grandes bourrades.
A droite, deux bonzes en robe safran, et trente questions existentielles me traversent l'esprit : "Est-ce que les bonzes prennent l'avion?" "Est-ce qu'ils restent habillés en bonzes?" "Comment ils font s'ils ont réservé un siège juste à côté de celui d'une femme?" "Peut-être qu'ils voyagent en première classe..." "Et les hôtesses?"...

Mais tout ça, c'est de la diversion. C'est pour m'empêcher de trépigner en attendant Eugénie. 
Parce que, comme par hasard, l'avion est en retard.

Mais finalement, la voilà.
Eugénie.

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Eugénie, c'est la première personne que j'ai rencontré à Sciences po. Le premier jour, quand il y avait des embouteillages dans le grand hall, et que personne n'osait se servir dans les viennoiseries et les cafés du BDE. Le premier jour, quand on marchait en troupeau dans le 7ème arrondissement pour se rendre au cinéma de la rue de Rennes (voilà que j'ai oublié son nom) pour les discours de la rentrée. Le premier jour, quand on ne savait pas encore que la cafét' Crous se trouvait au Gymnase, et que le grand hall s'appelait la Péniche... Le premier jour, quand on était tout intimidés...

Après ça, il m'a fallu un an pour la retrouver, et encore un peu de temps pour devenir amies...

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Et du coup, la voir au Cambodge, alors qu'à Paris on se voyait rarement en-dehors de la rue Saint-Guillaume, ça fait bizarre. Mais ça fait aussi terriblement plaisir.

Qu'elle ait fait le chemin pour moi, et qu'elle divise ainsi par deux la durée de notre séparation. Qu'elle vienne voir à quoi ressemble ma vie ici. Qu'elle danse khmer au milieu des étudiants. Qu'elle soit là, avec moi, pour une semaine.

Et quelle semaine !
Cette semaine-là, on a réexploré la cuisine occidentale dans les restaurants hype de Siem Reap. On s'est gorgées de glaces aux parfums exotiques (chocolat, vanille, quand tout ce qu'on trouve à Phnom Penh c'est fruit du jacquier et durian), de petits-déjeûners complets pas à base de nouilles, de barres de Mars. 
Là, je crois que ça ne concerne que moi, mais j'ai réexploré ma capacité à faire du vélo. Ca ne s'oublie pas, qu'ils disent. C'est vrai, mais au Cambodge, ça fait mal aux fesses.
Eugénie, quant à elle, a renoncé à son rythme taïwanais. Tout le monde sait qu'entre Taïwan et le Cambodge, il n'y a qu'une heure de décalage. Mais entre Eugénie à Taïwan et le Cambodge, il y a peut-être bien 4 ou 5 heures de décalage quand même.

Je ne suis pas sûre que le récit détaillé de nos pérégrinations à Siem Reap et Battambang vous intéresse, alors je vais me contenter de glisser quelques photos, et laisser la place à la maîtresse des lieux, qui m'a gentiment prêté la clé pendant ses vacances au Cambodge...

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